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M.O.N.S.T.R.E, Hervé Jubert, auto édition, à commander à l’auteur
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M.O.N.S.T.R.E

M.O.N.S.T.R.E., Hervé Jubert, auto édition, janvier 2016, à commander à l’auteur

Hervé jubert

Présentation de l’éditeur :

Le milliardaire Darius Tindelli disparaît dans un accident d’avion. Son fils Milo est rejoint à Oxford par six autres adolescents pour participer au jeu en ligne Chimera, où s’affrontent défenseurs et chasseurs de chimères. Les documents dont hérite Milo dévoilent qu’une chimère existe réellement à Bangkok. Les sept jeunes gens forment le groupe Monstre et partent en Thaïlande.

Les sept tomes de la série M.O.N.S.T.R.E. dont les deux derniers inédits réunis dans un même volume. L’auteur dédicace l’ouvrage sur demande.

Pour acheter ce livre, vous pouvez aller directement chez l’auteur , sinon, plusieurs librairies les vendent en France, dont la FNAC, Amazon, etc.

Il existe également un Facebook consacré à M.O.N.S.T.R.E.

 

 

Mon avis :

Hervé Jubert est un écrivain rare dans le paysage de la littérature pour les adolescents. Il s’est installé au fil des années comme un auteur incontournable, mélangeant allégrement les genres, jouant avec les codes, réinventant les clichés. Si beaucoup d’auteurs jeunesse français sont traduits à l’étranger, il est un des rares à avoir eu l’honneur d’une édition aux USA. A chacun de ses roman, c’est la garantie d’être emmené ailleurs, autrement, d’être pris par surprise et mené par le bout du nez jusqu’à la fin où sont enfin données toutes les réponses… Avec M.O.N.S.T.R.E, nous sommes servis : ce sont 7 tomes de mystère et d’aventures fantastiques qui nous attendent. Le projet de l’auteur est très séduisant : faire surgir des créatures des mythes et légendes, les chimères, dans notre monde contemporain technophile. Et c’est réussi ! Ne vous attendez pas à un déferlement de monstres ; nous sommes loin des séries télé où ils se promènent librement. Non, ici ils se cachent, c’est le point de départ d’un mortel jeu du chat et de la souris.

L’histoire commence très fort, par la mort spectaculaire de Darius Tindelli, septième fortune du monde. Milo, son fils et héritier, est plus intéressé par les mystères et les jeux vidéo que par la haute finance. Après l’enterrement, de retour dans son manoir à Oxford, il rencontre les six autres membres de son équipe dans Chimera, un jeu en ligne où s’affrontent protecteurs et chasseurs de créatures fantastiques. Coïncidence ? Absolument pas ! Sept adolescents, donc, Milo, Onde, Nathan, Sam, Takiko, Rolf et Emile, autrement dit, le groupe M.O.N.S.T.R.E., selon l’initial de leurs prénoms, le meilleur groupe de protecteurs de Chimera. Une fois réunis, ils comprennent qu’il existe des chimères et qu’elles se cachent dans notre monde bien réel, qu’elles se glissent dans les trous aveugles de notre planète, et qu’ils doivent les retrouver. Car, dans le monde réel comme dans le jeu, ils sont des protecteurs. A eux de les protéger, particulièrement du Chasseur, un tueur de la pire espèce, un véritable psychopathe.

 

Commence alors une saga d’aventures au rythme trépidant, sans temps mort, pleine de rebondissement et de suspens. Si chaque volume est consacré à une chimère, il est également centré sur un membre du groupe, à chaque fois lié à une de ces créatures, et dont l’auteur dévoile la vie et la part d’ombre. Certaines histoires sont poignantes, certains personnages tragiques. Les rapports humains sonnent justes, car malgré leur amitié, la cohabitation de ces adolescents aux caractères opposés n’a rien de simple.

 

Pendant ce temps, l’histoire principale se développe autour de Milo et des jeux de piste que lui a laissé son père pour les aider à protéger les chimères. Et se dessine au fil des tomes un projet romanesque vaste et ambitieux, remarquablement maîtrisé par l’auteur. Plus on avance dans la série, plus on est pris au piège ; impossible de refermer le livre avant d’avoir des réponses. Et pourtant, les mystères s’empilent, le suspens s’épaissit, les questions s’accumulent : qui est ce mystérieux chasseur, le père de Milo a-t-il vraiment été victime d’un accident, y a-t-il un traître dans le groupe, pourquoi la mère de Milo l’a-t-elle abandonné, etc. ?

 

Avec son style classique et son écriture léchée, son sens de la narration et du suspens, Hervé Jubert a composé une série extrêmement prenante, riche en émotions. Il y entremêle mythes et enjeux les plus contemporains, superstitions et technologie, quête sur toute la planète et vie d’une bande d’adolescents. Très courts, les chapitres s’enchaînent dans un tourbillon, entraînant le lecteur d’un bout à l’autre du globe en un gigantesque jeu de piste planétaire où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Les dialogues ciselés succèdent à des scènes de découragement et de solitude, les discussions passionnées aux scènes d’actions, sans oublier une galerie de personnages haute en couleur, Margaret, la gouvernante bourrue mais tendre du manoir Tindelli, Dickens, son intendant avec son côté Alfred (le serviteur de Batman !), Neve Blackwood, la conservatrice de musée, Pedro le lutteur, Midé, et tant d’autres.

 

Pour finir, il est inacceptable qu’une maison d’édition aussi réputée soit-elle, décide de stopper la publication d’une série, qui avait trouvé son public, après le cinquième tome sur les sept prévus, pour des raisons de changement de politique éditoriale, et cela, au moment même où l’auteur rendait le manuscrit du sixième volume. C’est tenir bien peu compte du public, qui est pourtant le cœur même de l’édition.

 

Quelle bonne idée a eu Hervé Jubert de publier lui-même l’intégrale

 

 

Stephane Manfredo
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