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Lady Helen T.1, Le Club des mauvais jours, Alison Goodman
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Le Club des mauvais jours

Lady Helen T.1

Lady Helen T.1, Le Club des mauvais jours, Alison Goodman, traduction Phlippe Giraudon, Gallimard jeunesse, 18 août 2016.

A partir de 13 ans

Le Club des mauvais jours

Présentation de l’éditeur :

Londres, avril 1812. Lady Helen s’apprête à faire son entrée à la cour. La jeune orpheline est encore sous la tutelle de son oncle et de sa tante qui veillent à étouffer chez elle tout écart pouvant rappeler la réputation sulfureuse de sa mère. Helen fait alors la connaissance du ténébreux Lord Carlston, qui revient juste d’exil après avoir été soupçonné du meurtre de sa femme. Elle est piquée par la curiosité, d’autant qu’il promet de lui faire des révélations sur elle-même et sa mère et que d’étranges faits surviennent alors : des bonnes disparaissent, des meurtres sanglants sont commis. Mais la jeune fille est loin de soupçonner l’existence de démons viciés, des Abuseurs, qui se nourrissent de l’énergie humaine. Bientôt sonnera l’heure de l’Abuseur Suprême traînant dans son sillage une véritable Terreur. Lord Carlston appartient au Club des Mauvais jours, une police secrète parallèle qui a juré de protéger l humanité de ces démons. Dotée d une énergie et de dons particuliers, Helen est appelée à les rejoindre. La miniature que sa mère lui a donnée suffira-t-elle à la protéger ? Helen doit choisir entre une vie faite de privilèges et d insouciance ou basculer dans un monde terrifiant mais aussi passionnant où les démons s’invitent dans les soirées mondaines.

Mon avis :

Le Club des mauvais jours est le premier volume de la nouvelle série d’Alison Goodman, l’auteur du diptyque Eon et le douzième dragon et Eona et le collier des dieux. L’histoire met en scène Lady Helen Wrexhall, fille de haute noblesse, dans le Londres du début du XIXème siècle. Orpheline d’une mère à la réputation de traitresse à son pays, disparue en mer des années plus tôt, elle fait son entrée dans le monde, à la fois pour faire briller sa famille et pour trouver un mari. Elle vit avec son frère chez sa tante et son oncle, une tante qui l’élève presque comme sa propre fille, tandis que son oncle, qui n’oublie pas le passé, lui mène la vie dure. Helen s’en accommode bien, tout comme elle s’accommode du strict patriarcat du temps, les femmes n’étant que quantités négligeables. Elle sait jouer des contraintes de la société pour s’affirmer comme une jeune femme intelligente, vive d’esprit et bien dans sa peau, une vraie battante à l’humour corrosif, dans la lignée des héroïnes actuelles de la littérature pour la jeunesse. Sauf qu’Helen possède un don dont elle n’a jamais parlé à personne. Après un début qui traîne un peu en longueur, consacré à la vie de la noblesse, ses bals, ses robes, ses ragots, ses manigances, etc., le fantastique entre dans le roman sur la pointe des pieds, avec un parfum de scandale. Car un très gênant cousin de son oncle fait soudain son apparition, le comte de Carlston, précédé d’une réputation sulfureuse. Bien sûr, il ne vient que pour elle. Caustique, impertinent, il use et abuse de sa position dominante dans la noblesse pour s’imposer où il le veut, quand il le veut sans que nul ne puisse s’opposer à lui. On se dit que c’est le méchant de l’histoire… mais il n’en est rien. Au contraire, le comte de Carlston possède des pouvoirs rarissimes grâce auxquels il défend l’humanité contre des milliers démons, les Abuseurs, qui vivent et agissent parmi nous à notre insu. Ils se nourrissent de nos faiblesses et de notre force vitale, sèment le chaos. Une poignée de Vigilants doués de capacités qui les rend capables de lutter contre eux, épaulés par de courageux hommes et femmes normaux, sont regroupés dans une organisation secrète, bien qu’officielle, le Club des Mauvais Jours.

 

Personnage sombre et tourmenté à souhait, Carlston ouvre à Helen les portes d’un univers obscur, un monde caché qu’on ne découvre qu’avec des instruments alchimiques, car Helen possède les dons qui font d’elle une des huit Vigilantes d’Angleterre. S’il reste encore les bals et les intrigues de la noblesse, le roman change de nature. Helen est happée par une guerre sombre et brutale dont personne ne sait rien, tout en continuant à endosser le rôle de la jeune nièce obéissante. Fascinée par le comte Carlston et son nouveau devoir, elle ne peut plus que mentir à sa famille et à ses amis, que jouer au chat et à la souris avec sa tante et son oncle, bien décidés à la marier. Eprise de justice et de liberté, elle hésite à basculer dans cette nouvelle existence, en refuse le caractère inéluctable alors qu’elle se destinait à la vie insouciante de la noblesse. Ce premier volume de Lady Helen se révèle être un très bon roman de fantasy historique. Avec ses personnages attachants et complexes et ses démons très originaux, cela promet un deuxième tome passionnant.

Stephane Manfredo
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