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Le Passage, Louis Sachar, Gallimard jeunesse et L’Ecole des Loisirs
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Le Passage

Le Passage, Louis Sachar, Gallimard jeunesse et L’Ecole des Loisirs, 8 avril 2016.

A partir de 12 ans

Le PassagePrésentation de l’éditeur :

Attention à la morsure mortelle du lézard à tâches jaunes ! Stanley Yelnats a hérité de la terrible malédiction familiale qui se transmet depuis l’horrible-abominable-vaurien-d’arrière-arrière-grand-père-voleur-de-cochon. Toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Accusé ―injustement ― de vol, Stanley est envoyé au Camp du Lac vert, un camp de redressement perdu dans le désert du Texas. Ici, la vie est un enfer pour les mauvais garçons comme lui, X-Ray, Calamar, Zéro et tous les autres. Pourquoi faut-il creuser des trous, toute la journée sous un soleil brûlant ?

Mon avis :

Excellente idée des éditions Gallimard et de L’Ecole des Loisirs de rééditer avec une très belle couverture Le Passage, le classique de Louis Sachar publié en 1998 aux Etats-Unis. Le plaisir est intact, qu’on ait déjà ce roman puissant ou qu’on le découvre. Accusé à tort d’avoir volé une paire de baskets, Stanley Yelnats, un adolescent ordinaire, est envoyé en centre de redressement au Camp du Lac Vert. Il est situé au milieu de nulle part, dans le désert d’un lac asséché en Californie, et est peuplé de personnages tous plus invraisemblable les uns que les autres, adultes encadrants comme jeunes pensionnaires. Stanley n’a rien d’un délinquant ; personnage lunaire, il traverse le roman avec sa gentillesse, sa tolérance, son attention aux autres, sans être autrement surpris de son sort. Après tout, une malédiction pèse sur sa famille depuis que son arrière-arrière-grand-père n’a pas tenu une promesse faite dans sa jeunesse lorsqu’il vivait encore en Europe de l’est, avant d’émigrer en Amérique. Une malédiction qui frappe en premier son arrière-grand-père, le premier Stanley de la lignée, qui perd sa fortune à peine gagnée, berné par Kate Barlow « L’Embrasseuse », une hors-la-loi célèbre en son temps… sur les lieux mêmes du camp du Camp du Lac Vert.

 

Alors l’histoire des Yelnats va commencer à rebondir d’une époque à l’autre. Car la méthode de la directrice pour remettre les jeunes dans le droit chemin consiste à leur faire creuser chaque jour à chacun, sous le soleil écrasant de la Californie, un énorme trou de 1,50m. de profondeur et 1,50m. de diamètre, dans la terre dur du lac asséché depuis des générations, leur pelle leur servant à contrôler qu’il fasse bien la taille réglementaire. L’histoire est racontée avec humour du point de vue de Stanley, avec le recul de celui qui n’a rien à se reprocher et qui sait qu’il finira rentrer chez lui où l’attend une famille qui l’aime. Un caractère que l’aveuglement et la cupidité n’ébranleront pas, au contraire. C’est aussi l’histoire d’une belle amitié avec le personnage de « zéro », d’une fuite rocambolesque dans les montagnes voisines, d’une improbable histoire familiale qui trouvera sa conclusion après quatre générations, et c’est surtout une étonnante réflexion sur la nature humaine.

Stephane Manfredo
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