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Les Valises, Sève Laurent-Fajal, Gallimard jeunesse
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Les Valises

Les Valises

Les Valises, Sève Laurent-Fajal, Gallimard jeunesse, 15 septembre 2016.

A partir de 13 ans

Les Valises

Présentation de l’éditeur :

Ce dimanche de 1982 dans le car qui emmène sa classe, Sarah n’est pas de bonne humeur. Sa meilleure amie, Josy, ne lui parle plus. Ce frimeur de Jérôme avec sa cour l’exaspère. Et ce voyage scolaire pour aller voir les barbelés d’Auschwitz est interminable. Mais sur place, devant un amoncellement de valises exposées dans une vitrine, elle est bouleversée. Un nom écrit à la craie sur l’une d’elles la saisit jusqu’au malaise : Levin. De retour chez elle, Sarah est déterminée à obtenir les réponses aux questions qu’elle se pose depuis toujours : qui est son père ? Pourquoi ne l’a-t-elle jamais vu ? Pourquoi sa mère est-elle incapable d’en parler ?

Un premier roman bouleversant et captivant sur la quête identitaire d’une adolescente qui perce le mystère de ses origines tout en découvrant son premier amour.

Mon avis :

Dans ce premier roman, Sève Laurent-Fajal aborde avec délicatesse une question difficile : la découverte de ses racines, avec en toile de fond, le drame du génocide juif pendant la seconde guerre mondiale. L’histoire se déroule en 1982 ; elle nous plonge dans une autre adolescence aux couleurs différentes d’aujourd’hui, quand il n’y avait pas encore de téléphone portable ni de réseaux sociaux. Sarah, lycéenne de 15 ans, vit seule avec sa mère à Orléans, elle ne sait rien de son père. Son professeur d’histoire, monsieur Bonnieux, a organisé un voyage à Auschwitz, auquel elle ne voulait pas participer. Interminable, le trajet en car est pour elle une véritable punition. Lors de la visite du camp de concentration, des valises exposées dans une vitrine la bouleversent. Un nom sur l’une d’elle, Levin, fait confusément écho en elle et la met mal à l’aise, sans qu’elle puisse l’expliquer. Profondément troublée par cette expérience, de retour chez elle, elle commence à s’interroger sur ses racines. Qui est son père ? Serait-elle d’origine juive ? Pourquoi est-ce tellement compliqué d’en parler avec sa mère ? Car à part elle, Sarah n’a aucune famille. A la bibliothèque, elle découvre un livre écrit par un certain Levin, le même nom que sur la valise en Pologne. C’est décidé ! Elle va découvrir ses racines et en parler chez elle. Mais au même moment, sa mère est victime d’un accident : elle est à l’hôpital, plongée dans le coma. Commence alors pour Sarah une quête, celle de son identité. Placée dans une famille d’accueil pendant l’hospitalisation, elle peut compter sur le soutien sans faille de son professeur d’histoire. Durant son cheminement à la recherche de ses origines, Sarah va également découvrir les émois du premier amour, celui qui rend plus fort, celui qui chamboule l’âme des adolescents et permet de grandir.

 

S’attaquant à un sujet délicat, la quête de ses origines sur fond de Shoah, Sève Laurent-Fajal réussit avec ce premier roman à retranscrire les sentiments et émotions confus des adolescents. Subtil, il traduit les questionnements de Sarah, tout en nous parlant d’un besoin beaucoup plus profond : trouver sa place, réussir à se construire malgré des trajectoires, des parcours différents, des secrets de famille et des non-dits. L’auteur nous montre également le rôle de l’amitié, abordée sous différents angles, la peur de l’autre, la peur de se confier, la peur de se lier. Sève Laurent-Fajal signe avec Les Valises un premier roman prometteur, sans artifices, touchant de simplicité et de douceur.

Stephane Manfredo
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