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Robot sauvage de Peter Brown - L’Écume des Livres
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L’Écume des Livres / Littérature jeunesse  / Robot sauvage de Peter Brown

Robot sauvage de Peter Brown

Robot Sauvage, Peter Brown, illustrations de Peter Brown, traduit de l’anglais par Alice Marchand, Gallimard Jeunesse, 15 juin 2017

A partir de 9 ans

Présentation de l’éditeur :
Un cargo fait naufrage. Rozzoum unité 7134, alias Roz, échoue sur une île déserte. Pourra-t-elle survivre dans la vie sauvage ?
Une splendide et captivante aventure, pleine de dangers et d’émotion. Un hymne à la nature et à l’amitié.

 

 

 

Mon avis :
Robot sauvage est un de ces bijoux que nous réserve la littérature pour la jeunesse, dont les auteurs explorent inlassablement des chemins de traverse et prennent le lecteur par surprise pour le faire rêver, le bouleverser, l’enchanter. Leur palette est infinie. Cette étonnante fable contemporaine en est la parfaite illustration : elle mêle récit animalier et robinsonnade, avec un soupçon de science-fiction, le personnage principal étant un robot, la part de la science-fiction s’arrête là.
Il aura suffit qu’un cargo transportant des robots soit coulé par une tempête pour que 5 caisses s’échouent sur une île. Si quatre se brisent sur les rochers, la cinquième dépose délicatement sur le rivage un robot encore intact. Une loutre curieuse l’allume par hasard. C’est ainsi que Rozzoum, unité 7134, vient à la vie, avec un cerveau électronique vierge de toute expérience. Seul dans la nature, il doit s’adapter à son environnement et apprendre. Apprendre à se protéger des éléments et des animaux pour survivre. Car pour eux, il n’est rien d’autre qu’un monstre qui perturbe l’équilibre de leur écosystème. En bref, il doit devenir un robot sauvage. Rozzoum apprend les langues des animaux pour s’intégrer dans leur société, une société parfaitement organisée contrairement à ce que croit l’homme. Il va même jusqu’à adopter et élever un oison qui se retrouve orphelin par sa faute, et devient… sa maman sous le nom de Roz.
Alors Roz se met à éprouver des émotions. Développant un fort sentiment maternel pour son fils, Joli-Bec, elle s’intègre à la société des animaux, à laquelle rien ne l’avait pourtant préparée. Elle s’émeut des premiers pas de son fils, de sa première baignade, de son premier vol, se fait des amis qu’elle aide et protège de son mieux des rigueurs de l’hiver. Le décalage entre le robot analysant froidement la moindre situation et les réactions des animaux est une source permanente d’humour et d’émotions ; la galerie des personnages, haute en couleurs est irrésistible, castors, ratons laveurs, ours et autres oies. Les tribulations de ce robot qui n’a rien de sauvage, son évolution de simple mécanisme à individu conscient, donne lieu à une belle aventure pleine d’amitié, d’entraide, d’amour, d’intelligence et de tendresse. Le drame affleure quand trois « Recup », chargés de ramener à l’usine les machines perdues sur l’île, viennent s’en prendre à Roz. Solidaires, les animaux font tout pour la protéger à leur tour. Mais très abîmée, leur amie est contrainte d’aller se faire réparer à l’usine, promesse d’une suite certainement tout aussi magique !
Découpé en chapitres très courts, Robot sauvage est une histoire alerte et pleine de rebondissements, qu’on lit comme autant d’épisodes d’un feuilleton. C’est surtout un premier roman superbe et original de Peter Brown, une utopie animalière et robotique d’où se dégage un amour de la nature, une tendresse et une bienveillance qu’on avait déjà vues dans un album du même auteur, Le Jardin voyageur publié chez Mijade (2012), sans oublier son humour délicieusement décalé et poétique, déjà présent dans Les Enfants font d’épouvantables animaux de compagnie publié chez Circonflexe (2012), ou L’Envol du Dodonef publé chez Nordsud (2009). Mettant au service de son roman ses talents de dessinateur, il ponctue son roman de très belles illustrations en noir et blanc qui renforcent la beauté du texte.
Déjà incontournable !

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Stephane Manfredo
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