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W3 T.3, Le Calice jusqu’à la lie - L’Écume des Livres
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jLe Calice

W3 T.3, Le Calice jusqu’à la lie

W3, T.3 : Le Calice jusqu’à la lie, Jérôme Camut et Nathalie Hug, Télémaque, 1 avril 2016.

Le Calice

Présentation de l’éditeur :

Les locaux de W3 ont été soufflés par une terrible explosion…Qui est responsable de ce massacre ?

Ceux qui ont échappé à la mort vont très vite comprendre qu’ils ne sont pas sortis d’affaire.

Sur les décombres encore fumants de l’immeuble, les drames se nouent et les destins s’entrelacent une dernière fois.

La plus unie des familles peut-elle résister à tant d’horreur ?

Mon avis :

Boire le calice jusqu’à la lie, c’est endurer des souffrances jusqu’au bout du bout, sans répit

 

Avec le Calice jusqu’à la lie Jérôme Camut et Nathalie Hug clôturent de la meilleure des manières W3, leur trilogie tentaculaire de près de 2500 pages. Elle fourmillent de personnages emblématiques et suscitent des émotions trop rares dans le thriller. La fin du tome 2 nous laisse abasourdi. La stupeur le dispute à l’incompréhension, on retient à grand-peine un hurlement de frustration quant tout s’arrête ! Il aura donc fallu attendre toute une année, 365 longs jours pour boire enfin le calice jusqu’à la lie avec les personnages imaginés par les deux auteurs. Pour nous faire patienter et amenuiser notre torture, Jérôme Camut et Nathalie Hug sont allé jusqu’à demander aux lecteurs de W3, via les réseaux sociaux, de sauver la vie de certains personnages dans ce troisième tome. Dilemme cornélien… J’ai moi aussi joué le jeu ; je me souviens de mon indécision pendant des heures, et puis j’ai finalement choisit Mouchou, alias Gernica. Ce volume s’ouvre sur un résumé des principaux moments des deux premiers tomes : Le Sourire des pendus et Le Mal par le mal, puis l’histoire débute, nous ramenant une heure en arrière, avant la fin du Mal par le mal. En habitués de la série, on sent qu’on va souffrir car les auteurs ne font pas dans la dentelle, l’émotion est palpable, la vie ne tient déjà plus qu’à un fil. Les chapitres courts, nerveux, s’ouvrent par une citation d’un personnage. L’écriture est incisive, sans ménagement, les auteurs manient la plume en expert pour nous entrainer dans une cadence infernale.

 

Le bien et le mal s’affrontent en permanence sans laisser au lecteur le temps de souffler. Donner quelque information que ce soit en dirait déjà trop sur le roman. Jérôme Camut et Nathalie Hug y traitent nombre de sujets forts avec un engagement personnel, comme pour faire passer des messages. Ils s’emparent du thriller pour aborder les thèmes graves de la prostitution et de la violence faite petites filles et aux femmes, de la pédophilie, de la mafia russe, du rôle des politiciens, de la liberté de la presse, du pouvoir. Les auteurs réussissent à vraiment donner vie à leurs personnages de papier, l’illusion est parfaite, on les accompagne, on vit avec eux. Un ascenseur émotionnel s’empare du lecteur au fil des pages : on passe de l’horreur à la joie, de la peur à la vengeance, de l’incompréhension aux larmes en quelques lignes, on vit la douleur, le deuil, la rédemption, des histoires de vie avec des personnages qu’on n’a plus envie de quitter. A la fin, cette impression de perdre des amis, de quitter des membres de sa famille. Les failles des uns et la profonde humanité des autres laissent entrevoir un monde où les noirceurs de l’âme peuvent s’apprivoiser. Alors on endure les souffrances avec eux jusqu’au bout du bout, et on referme la dernière page de ce dernier tome avec des regrets…

 

Et puis on respire, d’un coup, car tout pourrait ne pas être fini : a priori, en 2017 paraîtra un livre relatant la jeunesse de Kalinine. Ça vaut le coup d’attendre encore une année. En l’attendant, merci à vous les Camhug pour la philosophie de cet opus, merci à vous Nathalie et Jérôme pour ces émotions, pour ces heures de frissons et de suspense.

Stephane Manfredo
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